Utopie ou réalité ?

Le concept de « système intégré » a été développé dès les années 50, en arboriculture fruitière, puis plus récemment pour la vigne et pour les grandes cultures. L'agriculture intégrée renvoie à ce concept de « système intégré ». Elle se situe à mi-chemin entre l'agriculture conventionnelle et l'agriculture biologique. « Portée » par l'ITCF (Institut technique des céréales et fourrages), elle vise une révision globale de l'exploitation : « Un système intégré correspond à une approche globale de l'utilisation du sol pour la production agricole, qui cherche à réduire l'utilisation d'intrants extérieurs à l'exploitation (énergie, produits chimiques), en valorisant au mieux les ressources naturelles et en mettant à profit des processus naturels de régulation ». La valorisation des ressources naturelles et des mécanismes régulateurs est réalisée par exemple, par l'arbre qui recycle des éléments minéraux, grâce à la puissance de ses racines et la chute des feuilles ; certaines cultures comme le blé recyclent des quantités importantes de potasse par l'intermédiaire de la paille ; certains parasites phytophages tels les pucerons, limaces, ont des prédateurs naturels tels certains carabes.

Les pratiques de l'agriculture intégrée repérées comme susceptibles d'avoir un impact positif vis à vis de la pollution de l'eau sont :

    • la mixité culture-élevage,

    • la rotation,

    • le travail du sol simplifié,

    • la diminution des parcelles,

    • la préservation des zones non-cultivées,

    • l'objectif de rendement adapté,

    • la fertilisation et la protection de cultures ajustées.

 

La production intégrée se distingue aussi de l’agriculture bio car elle n’abandonne pas les méthodes classiques lorsqu’elles ont fait leur preuve pour assurer des rendements corrects à l’agriculteur, en particulier lors d’années climatiques défavorables. Comme son nom l’indique, la production intégrée « intègre » tous ces éléments. Si il est logique d’employer un engrais chimique, alors il sera utilisé. Si une méthode biologique peut se substituer à une méthode classique alors elle le sera. On applique ce qui est le mieux pour l’environnement, le consommateur et l’agriculteur qui doit vivre de sa production.

Le développement de la production intégrée implique :

- des observations de terrain nombreuses, fines et répétées,
- des expérimentations,
- la constitution d’une base de données réunissant les faits scientifiques mis en évidence,
- la mise au point de procédures utilisables par les agriculteurs,
- l’élaboration de méthodes d’évaluation pour que les agriculteurs utilisant la production intégrée puissent se situer par rapport aux autres types d’exploitations agricoles sur la base de différents types d’indicateurs.

 

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Dernière mise à jour de cette rubrique le 17/06/2007

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